Liste des priorités pour l’acquisition du terrain

Voici une vieille liste datant de 2005 que j’ai retrouvé récemment sur laquelle figurait nos points d’intérêts pour l’acquisition du terrain.  Nous avions commencé nos recherche au printemps 2005.
Vous pouvez savoir lequel de  moi et Valérie est la femme, c’est celle qui a la plus longue liste! En parenthèse, comment notre terrain répond à ces points. Ça me fait plaisir de voir une certaine consistance dans nos désirs au travers du temps.
Jean-François
  • Proximité du travail (20-30 minutes dépendamment du traffic)
  • Champêtre (boisé ou campagne) (2 coté du terrain en érablière à sucre, 2 cotés en agriculture)
  • Grand terrain (135 000 pieds carrés)

Valérie

  • Pas plus cher que 250 000$ (J’ai de sérieux doutes)
  • Quitter Montréal (c’est à Varennes)
  • Proximité de Varennes (c’est à Varennes)
  • Transport en commun accessible (non… ils sont à 10 minutes de voiture du terrain)
  • Grand Terrain, espace pour un jardin (135 000 pieds carrés, ça devrait être suffisant)
  • Belle vue (vue sur la campagne de Varennes, avec des pylones… pas si pire)
  • Pas trop loin de Longueuil pour l’atelier de poterie (15-20 minutes de Longueuil)
  • Arbres sur le terrain, donc pas nouveau développement (terrain semi-boisé avec arbres matures)
  • Si possible, acheter terrain et construire soi-même (gotcha)
  • Pas près d’une route passante, pour les chats (le rang des sucreries est peu fréquenté et se trouve à 800 pieds de la maison)
  • Balcon couvert déjà là ou possible de l’ajouter (le plan de la maison a un balcon couvert)

Un zoo à Varennes

Voici un compte rendu de nos observations des bestioles avec qui nous partagerons la vie, sur notre terrain.  Ce compte rendu sera modifié à mesure qu’on rencontre de nouveaux amis.
 
  • Ce printemps, un couple de canards col-vert ont passé du temps dans notre étang
  • Une marmotte siégeait près de la charrette.
  • Lors de l’arpentage du lac, un passage sous la galerie du chalet no 4 sentait comme si une moufette y vivait.
  • Mardi le 14 août, jour de la signature du contrat notarié, lors de l’inspection du terrain, Valérie et moi et avons rencontré un rat musqué qui se roulait dans les herbes hautes du verger, à coté du lac.
  • mercredi le 15 août, je fais la découverte d’un nid de guêpe à papier blanches (bald faced hornet) de la taille d’un pastèque.  Le nid est perché bas, sur une branche de boulot qui penche dangereusement, entre le chalet 2 et le chalet 3; c’est à dire presque à l’entrée du terrain.  J’ai montré à Denis, mon voisin, qui l’a simplement cueilli dans un sac de vidange le soir même. avec un peu d’insecticide, les guêpes étaient mortes le lendemain matin.
  • Jeudi le 16 août, Luc découvre un nouveau nid de guêpes à papier de taille similaire, au fond du terrain, à hauteur de visage.  C’est moi cette fois qui l’a cueilli le 24 août dernier, pendant la nuit, avec la technique de Denis.  On en trouve un troisième, gros comme un pamplemousse, dans un des pommiers du verger.  Celui-ci est haut perché et ne dérange personne alors on le laisse tranquille.
  • On entend les mésanges dans les arbres.
  • Nous avons vu un échassier, plus petit qu’un grand héron, survoler le terrain.
  • Samedi le 26, j’ai vu une gerboise se sauver à grands bonds lors de mon passage
  • On rencontre rainettes, grenouilles et crapauds de toutes sortes régulièrement dans les hautes herbes.  Je redoute de devoir passer une tondeuse et souhaite plutôt remplacer les herbes par un couvre-sol envahissant et bas (trèfle nain, thym serpolet, mousses, lierre rampant, etc.).  En plus ,passer la tondeuse sur 135000 pc une fois semaine, c’est tout un contrat, ça prend du temps, de l’essence et un petit tracteur.
  • Avec les enfants de Stéphanie et Nicolas (les tenanciers du broue-pub Bedondaine et Bedons-Ronds), nous avons trouvé 2 petites salamandres.  Elles furent photographiées. Avec un peu de chance je pourrai vous les montrer prochainement!
  • Dimanche le 27, jour de pluie, les araignées étaient sur le haut des brins d’herbe du verger pendant la matinée.  Elles sont grosses, jaune et noire, bien nourries.  Une d’elle s’est glissée dans ma voiture. J’ai du me parker d’urgence pour m’en occuper; Valérie, à ma surprise, devient hystérique en présence de bibittes.  Elle n’a pas attendue que la voiture soit arrêtée dans l’accotement de l’autoroute 132 pour en sortir!  Je pensais que ma blonde était fille de brousse moi!

Nouvelles tardives…

Le projet n’est pas mort.

Nous on l’est par contre.

Pour vous faire un sommaire bref de la semaine,

Nous attendions que le gouvernement du Québec accepte et enregistre les modifications cadastrales requises pour avoir des titres clairs.Les titres clairs étaient requis par notre notaire avant de nous faire passer à un acte de vente.
Le tout s’est finalement conclu le 14 août dernier.
Nous sommes enfin propriétaires!!! (Acclamations, confettis et kazoo)
Rappelons-nous que notre première offre d’achat remonte au mois d’octobre 2005.

J’ai fait le tour du terrain avant le 14
Des arbres se sont abattus la semaine dernière, lors d’un bon coup de vent. L’un deux a endommagé l’abri tempo. La toile semble détruite, peut être pouvons nous réparer la structure, ou la recycler.
L’herbe est haute. Ça prendra plus qu’une tondeuse pour en venir à bout.  Puisqu’on ne connaît pas le terrain, ses obstacles nous sont camouflés sous l’herbe haute.
Les rebus situés au fond du terrain sont partiellement camouflés dans la végétation.

J’ai pris la semaine en congé, histoire de compléter les différentes paperasses attenantes au projet.
- Assurance habitation
- Demande d’adresse postale
- Revérification de notre accord de prêt hypothécaire
- Testament, emprunts à la famille, etc.

J’ai pris possession du terrain mercredi le 16 août en remplaçant la barrière avec une chaîne et un nouveau cadenas.
Un énorme (30cm de haut) nid de d’énormes guêpes à papier noires est situé entre nos deux premier chalets.
Denis Geoffrion, notre voisin le prendra pour sa décoration un soir, simplement en le couvrant d’un sac de vidange et en coupant la branche sur laquelle il pendait.  Il usa d’un peu d’insecticide pour anéantir le nid dans le sac. Le lendemain matin, C’en était fini des guêpes.
Dans ces moments, on se ressaisit, et on revient à la liste des priorités.  Ce qui prime, maintenant, c’est de creuser le fossé qui canalisera les eaux de ruissellement en bordure de notre terrain.  Pour faire place à la pelle, on doit gérer la ferraille entreposée à l’arrière.
Luc, mon beau-père m’envoya à la recherche de René Beauchemin, fermier ferrailleur de Varennes.
À son domicile, je descends de ma petite Echo rouge et demande timidement à deux gars en train de gosser sous une moissonneuse batteuse lequel est René.  L’un d’eux m’expliqua de prendre un chemin dans un champ de soya non loin de la et d’entrer dans un champ de foin.  René est sur son tracteur et il faut l’attendre s’il est à l’autre bout des champs.  C’est weird attendre un fermier dans son champs de foin à bord d’une Toyota Echo.  René est un bonhomme de 75 ans bien particulier. Il me fait sourire avec ses expressions et sa bonne humeur toute simple.  S’il est comme ça qu’il m’explique, c’est parce que je mange bien (avec un accent fermier).
Il m’explique qu’il mènera sa remorque au terrain vers 18h00, avant le train (la traite des vaches). Sa remorque, quand je la vis arriver au terrain, tirée par un vieux pickup gris rouillé qui tousse avec des mouches dans l’habitacle, sa remorque… est gigantesque et ressemble un genre de camion de l’armée.

Seul devant la nature qui veut reprendre ses terres, j’ai un peu l’impression d’être David devant Goliath.  Je ressens de l’impuissance en constatant que tout mes effort n’apporte aucun changement discernable.

Il a fait très chaud durant cette semaine (près de 30 Celsius)
Nous avons travaillé 3 jours pour remplir la remorque de la ferraille du terrain. Mille mercis à JP, Monique, Luc, Amélie et Marie-Êve pour leur aide! Il en reste un peu moins de la moitié; je ne croyais pas qu’on se rende au quart. Nous avons eu recours à un tracteur pour lever une tête de moteur de 500lbs, des roues de chariot, des outils de ferme de toutes sortes. Ce mélange de labeur et de chaleur me fit perdre 7 livres en 4 jours. Brutal!!!
Un second nid de guêpes d’une taille similaire à l’autre nous bloque l’accès à l’arrière du terrain.
Roger, un des anciens propriétaires est venu ce matin pour récupérer quelques trucs et s’est fait piquer.
J’ai tenté de l’enlever aujourd’hui, comptant sur la pluie pour tenir les guêpes en dedans.  Erreur. Mon intuition féminine (dans ces cas là, même les gars ont une intuition féminine) me disait de ne pas m’approcher la face d’un objet de la taille d’une pastèque, ressemblant à l’étoile de la mort avec pleins de conduits s’ouvrant vers moi. On va remettre ça à un soir ou elles sont vraiment couchées les guêpes.

La pelle devrait œuvrer à la fin du mois d’août.

Le condo est toujours à vendre. On a eu des visiteurs intéressés cette semaine. Pas d’offre encore. À suivre.

Les plans de la maison sont à toutes fins pratiques complétés.  On travaille au budget de construction.
J’ai consulté une entreprise en soudure pour un escalier à structure centrale de métal, marche flottantes en bois.
La structure de métal reviendrait à environ 1000$ par étage.
Les plans d’implantation de l’installation sceptique sont en révision.  On considère les roseaux filtrants. Ça revient à 12000$ ça!
Nos finances n’étant pas sans limites, nous devons absolument contrôler efficacement les dépenses de construction.  Je compte y arriver à l’aide d’une analyse détaillée de nos frais, en listant des alternatives aux matériaux pour nous délester en cas de problème et en gardant un 20% d’erreur relative.

Ciao!
JF

Études de revêtement extérieur

Il s’agit d’une toute première modélisation dans 3ds Max. Nous nous intéressions à l’apparence extérieure de la maison. Ce fut fait avant que Guy, notre architecte, prenne le plan en main. Les proportions sont donc approximatives. On peut voir des toits de tôles. Nous avons abandonné cette idée, en partie faute de budget et en partie en raison des excellent produits de bardeaux d’asphalte existants.

Étude de revêtement extérieur

Voici une revision des materiaux de parement extérieur.
Nos considérations tiennent compte de nos désirs de maison champêtre et rustique. C’est important de croire que quand je dis champêtre, c’est pas champêtre au sens des revues de décoration actuelles. Nous pensons à une maison dans un cadre champêtre, campagnard, un peu sauvage; nous la voulons comfortable et rustique.  Pas d’orgie de fleurs séchées et de tissus fleuris avec des nappes de pique-nique s’il vous plaît.
 
Nous préférons le même matériel utilisé sur tout les murs extérieurs, à tout les étages. voici les parements extérieurs que nous avons considérés.

Les murs extérieurs

Vinyle

Occupe 80% du marché de parement extérieur. Considéré par beaucoup comme un mauvais matériel au Québec à cause de ses changements de volume au gré de nos saisons, sa fragilité par temps froid et ses claquements au vent ne nous le rend désirable que pour son prix. 

On nous indique que sa durée de vie est environ 10 ans. 

Les panneaux n’ont qu’une certaine longueur; les constructeurs avisés créent des pans de mur ne l’excédant pas, évitant ainsi de joindre les panneaux (apparition de jours du à l’expension thermique variable du produit).

Sa pose demande une main-d’oeuvre spécialisée (ou on risque les claquements au vent, etc).

 

Panneaux Fibre de bois laquée (Canexel et SmartSide)

Ces produits, à base de fibres de bois laqués sont de meilleure qualité que le vinyle et sont garantis 15 ans.  On découvre que cette garantie, se borne habituellement à une peinture gratuite à mettre sur les panneaux usés. 

L’efficacité du produit est proportionnelle à la qualité de sa pose.  Un scellant doit impérativement être

posé aux joints des planches.  Si l’eau s’infiltre par un joint mal fait ou une fissure de la planche du à un

impact, le matériel gonfle et se gaspille.

Les panneaux n’ont qu’une certaine longueur; les constructeurs avisés créent des pans de mur ne l’excédant pas, évitant ainsi de joindre les panneaux (durabilité accrue et camouflage des joints de scellant).

Sa pose demande une main-d’oeuvre spécialisée. Certaines municipalité de France refusent les permis de construction incluant du Canexel parce qu’il s’agit d’une matière inflammable. Je n’ai rien vu de tel ici et je serais curieux de voir la différence d’inflammabilité entre ce produit et la planche de bois.

Bois

Le bois est joli pour son cachet indéniable. 

Le bois est souvent synonyme d’entretient ardu.  Beaucoup de produits existent : en partant de la planche non traitée en allant jusqu’au matériaux spécifiquement conçus, comme la planche Maibec/ par exemple. Notre architecte, Valérie et moi avons un penchant marqué pour ce matériel.

Bois naturel

À l’époque on construisait les bâtiment de cèdre car ce bois ne pourri pas. Il sèche et devient gris.  Les autres essences, au naturel, nécessitent un entretient (huile, vernis ou peinture) régulier. Je suis contre. 

Aux Alpes, on me dit qu’on taillait les arbres destinés aux chalets pendant le temps des fêtes, en pleine nuit, au moment ou il y a le moins de sève dans l’arbre, permettant ainsi une durabilité accrue du matériel.  Pour ces raisons et peut-être aussi à cause d’un climat complaisant, Les chalets des alpes supportent les siècles.

Bois d’ingénierie

Les nouveaux produits de bois, cuits au kiln (four), débarassés de leur humidité, et teints sous pression, à surface rugueuse supportent 15 ans sans entretient.

La planche de bois Maibec offre une garantie de 15 ans, une garantie de 15 ans prolongée sur sa peinture et une garantie totale de 50 ans pour le bois.  Ça m’apparaît merveilleux, pour le matériel qui est sensé être le plus demandant en entretient. En plus, c’est un produit québecois!

Fraser siding offre un produit similaire, québécois aussi supposément un brin moins cher.

Les coûts sont sensés êtres plus élevés que le Canexel, lui-même plus élevé que le vinyle. Par contre la pose peut être faite soi-même.

Bois recyclé

Mon dada, c’est le recyclage.  Malheureusement, nous ne sommes pas en avance au Québec.  J’espère pouvoir orienter ma construction vers différent éléments de recyclage.  Luc, qui construira la maison en grande partie n’est pas du même avis.  Il ne mettrait pas l’intégrité du bâtiment en jeu, ni le calendrier de construction.  Un problème grave serait de devoir retro-fitter les éléments à recycler.  Toute économie serait perdue en temps d’ouvrage. 

Un peu comme le terre-paille, ça me semble une bonne idée pour un projet non-vital, comme la rénovation d’un des chalets. J’espère quand même trouver quelques resources au Québec.

Voici le site web d’une entreprise californienne qui vend le bois recyclé pour construction résidentielle : http://www.terramai.com

Brique

Un ouvrage en briques, bien maçonné, résiste au temps, c’est bien connu.  Hélas, il s’agit d’un matériel assez coûteux, en particulier pour son coût de pose. Son poids de structure et le fait qu’il ne s’agit pas d’un isolant apportent quelques contraintes (soit en prix de construction, soit en architecture).

Il s’agissait de notre revêtement initial.  Le plan actuel de la maison rend son usage très couteux. En fait, ça ne semble pas être une option de monter 2 étage pleins pieds briquelés ainsi qu’un pignon.  Mes estimés de coûts indiquent que le tier du budget dont nous disposons serait investi uniquement dans le revêtement de brique et sa pose.

L’ajout d’une extension sur un coté de la maison rendrait très compliqué l’usage de la brique sur le mur de l’étage supérieur. (Ca demande des poutres d’acier, etc.)

Si nous choisissons la brique, la toiture devra probablement être de papier goudronné.

On nous suggère de ne pas prendre de brique de béton, poreuse et présentant des coulisses d’eau là ou ça ruisselle après quelques temps.

Je suis sceptique quand à la durabilité à long terme des briques compactés et non-cuites. J’estime que la verdeur d’un matériel dépend de l’énergie nécessaire à la créer, à sa durabilité, aux produits impliqués dans son entretient.  Dans le cas d’une construction, les matériaux neufs utilisés sont parmis les rares à avoir une durée de vie si longue.  Peut être devrions nous plus penser à recycler les voitures?

Novabrik

Jean-Francois m’a suggéré la Novabrik comme matériel de recouvrement extérieur. J’ai trouvé l’option bien intéressante.  Une brique qui se pose sans mortier, qui est imperméable m’apparaissait comme une superbe idée. Luc m’a fait déchanté assez rapidement en m’expliquant que la structure lourde de cette brique n’est pas autoportante et doit être attachée à la charpente de la maison ce qui n’en fait pas un bon choix de revêtement pour une grande surface, ou une surface de plusieurs étages. J’ai tenté de valider cet opinion; la presse que fait l’entreprise sur ses produits rend l’entreprise difficile en anglais. J’ai trouvé ceci en français (et c’est inquiétant).

J’imagine que poser la brique sur des montants de métal pourrait aider à garder la structure relativement fixe.  De toute façon, en cas d’incendie, dès qu’il fera assez chaud, la brique s’écroulera quand même puisqu’elle n’est pas auto-portante.

Si on regarde au lien de Novabrik, cité plus haut, et qu’on regarde les photos de projet. leur grosse cabane est composée de pans de murs très courts, évitant probablement l’effet de vague qui se produit, selon le commentaire ci-haut, après un temps, suite à sa pose.

Notons que ça se pose soi-même, rendant cette option tout de même très rentable pour la brique.

Terre-paille

On en entend parler; certains fabriquent leur maison de ce matériel. Il ne s’agit pas d’un matériel de parement extérieur mais plutot d’un isolant, ou d’un isolant auto-portant pouvant supporter, dans certains cas, la maison à lui seul.  Ses qualités ignifuges, écologiques, économiques en font un choix très intéressant. Malheureusement, quelques crainte remettent à plus tard son usage dans mes travaux. 

Son invention remonte à une couple de siècles, dans les états secs des états-unis et démontre sa durabilité, sa fiabilité dans cet environnement.  Au Québec, on a un climat variable avec des temps très humides et des montées d’eau au printemps.  Le gouvernement du Québec met en garde des dangers de moisissures relié à l’usage de terre-paille en contact de l’humidité.  Puisque je bâtis pour la vie, c’est un risque non-négligeable.

Pour des raisons semblables au Canexel, ainsi que pour le temps de déploiement, ca ne m’apparaît pas comme un choix pour la maison. Je garde l’idée pour un des chalets par contre.

 

Aluminium

Produit champion de Luc, mon beau-père; moi ça me rappelle les panneaux oranges pastels pas beaux des bungalows cuvée 1975, ceux de mon enfance.  Sensible aux impacts mais robuste au temps, aux éléments; il s’agit en effet d’un excellent produit. 

Je conscens que la forme du panneau y est pour beaucoup pour mon dédain et que certains déclins ressemblent au vinyle ou au Canexel. Notre désir d’une construction rustique me fait douter de ce choix qui est, sinon, meilleur que vinyle et Canexel.

 

Pierre

Valérie n’aime pas et la taille et l’emplacement de la maison ne rendent pas ce matériel intéressant pour notre projet.

 
La toiture

La tôle

Une maison de campagne crie pour une toiture de tôle qui fait plitch plitch quand il mouille!
Ce matériel résite au temps et est sans grand entretient. 

Avec certaines versions plus épaisses et robustes il est possible de marcher dessus sans problème. La pose doit être faite par une main-d’oeuvre qualifiée. Le tout coûte assez cher.  D’un certain point de vue, tout se passe sur la toiture au Québec. Elle protège de la pluie et de la neige et se doit d’être à toute épreuve.

 

Le papier goudronné

Les derniers produits disponibles sont jolis et durables, peuvent être posés soi-même. On parle de 15 à 20 ans de durée de vie pour une toiture avec ce matériel.  La pente du toit, et le climat ou il est intallé influence sa durabilité.  Il supporte mal l’humidité et Luc le déconseille à proximité du bois.

 

La tuile de cèdre

Joli et sans grand entretient. 

Puisqu’on penche vers des murs de bois, je trouve qu’on a assez de bois sur la maison. 

Son coût est assez élevé aussi. 

J’aime bien les tuiles enviroshake, en pneus recyclés qui sont imperméables et durent un règne.

 

La tuile de céramique en terra cotta.

Nous adorons, en voyons peu au Québec et sommes un peu sceptique quant à sa durabilité dans notre climat. Alors ça fait office de fantasme. On ne va pas là.

La galerie

Plasti-bois

Pour la galerie, je considère sérieusement l’usage de plasti-bois, des planches composées de poudre de bois et de matière plastique recyclée. ignifuges, imputressibles, elles semblent être le choix logique pour une structure durable.  le coût est plus élevé que le bois traîté, mais demeure sans entretient par la suite.

Demande de dérogation acceptée par la ville de Varennes

19 Mars 2006
 
Voici une transcription de notre demande de dérogation faite à la ville de Varennes.  Elle a été acceptée en assemblée municipale récemment. Elle fut nécessaire pour obtenir les 2500pica de surface habitable totale pour la maison.  Dans le cas de son refus, nous aurions été contraint de rénover tout les chalets existants dans des limites assez sévères. Entre autre, ne pas pouvoir les agrandir de plus que 50% de leur taille actuelle.
 
Au mieux, notre maison aurait eu une superficie de 900 pica, soit moins que notre actuel condo. Nous visions obtenir le droit de jumeler 2 aires de chalets agrandit de 50%. Nous avons plutôt obtenu une dérogation permettant l’implantation d’une maison de 2500 pica. Nous jubilons…
 
 
 
 

Projet d’aménagement

Présenté à la ville de Varennes
Par :
Valérie Bourdua et
Jean-François Yelle
 
Bâtiments existants
 
 

Chalet 2

Chalet 2
usage projeté : emplacement de la future maison 
 
 

Chalet 3

Chalet 3
 

Chalet 4

Chalet 4
 

Chalet 5

Chalet 5
 

Grange

Grange
 

Grange

Cabane à sucre
 
Emplacement actuel du terrain
 
Projet de maison
 
maquette de notre plan de maison campagnarde
 
Simulation de l’emplacement de la maison sur le terrain.
 
 
Vue de façade
 
Vue de coté(le pignon s’élève à 32 pieds)
 
 
Plan sommaire du rez-de-chaussée
(1 petit carré = 6 pouces)
 
 
Plan sommaire de l’étage
(1 petit carré = 6 pouces)
 
Fait saillants
Sur notre plan actuel,
  • La maison occupe une superficie de 896 pieds carrés par étage.
  • La maison est bâtit sur un sous-sol et ferait deux étages ainsi qu’un grenier.
  • L’espace habitable a une superficie de 1456 pieds carrés; un espace ouvert se trouve dans le salon.
  • Une galerie de six pieds de largeur fait le tour de la cuisine
  • Un abri d’auto occupe un coté de la maison.
  • Le solage est coulé en une section unique, à l’aide de caissons en mousse compactées servant d’isolant.
  • Le revêtement extérieur est soit en bois, en pvc ou en résine.  La couleur n’est pas choisie.
  • La toiture est couverte de papier asphalté de qualité
  • Les fenêtres sont en pvc ou en aluminium


Objet de la demande

 

La superficie d’espace habitable est de 1456 pieds carrés.  Ceci représente l’agrandissement de 50% de la superficie des chalets 2 et 5, joints ensemble. Le chalet 2 sera détruit lors de la construction de la maison. Le chalet 5 sera réaménagé en atelier de céramique (poterie).
Nous désirons obtenir l’approbation de la ville de Varennes quant à notre projet.
Conséquences à une réponse positive.
Suite à une telle approbation, les plans seront soumis à notre architecte, Guy Paradis, et nous ferons une demande de permis de construction à la ville de Varennes.
Suite à l’obtention du/des permis requis, nous procéderont à l’achat de la propriété puis à la mise en chantier de notre projet.
 
À propos des intéressés…
Valérie Bourdua, 29 ans, est assistante administrative pour le Théâtre pour adolescents le Clou.  Originaire de Varennes, elle désire s’y établir et élever une belle petite famille au milieu des siens.
Jean-François Yelle, 32 ans,  est analyste programmeur à l’emploi d’Autodesk, un développeur de logiciels d’édition multimédia et d’ingénierie.  Il est originaire de Laprairie, aime la campagne et souhaite quitter l’île de Montréal pour une contrée plus verte.
Dans leurs passe-temps, ils pratiquent tous deux la céramique d’art (poterie).

Le jour du défi

Le 18 mars 2006 – Les trois petits cochons (si on utilise la brique, la paille et le bois pour la maison et les deux chalets resterait juste à se partir un chenil de chiens loup)
 
La cigogne est passée ce matin avec un télégramme cryptique. une seule bande de papier avec pour tout message deux lignes mauves identiques. Valérie est enceinte.
 
C’est une primeur et il est bien tôt pour l’annoncer mais comme je ne crois que notre auditoire est vaste, ça m’est égal. On attends vos félicitations là là…  On a donc un échéancier bien serré pour construire notre petit nid. C’est tout un défi qui s’annonce!
 
Nous quittons ce matin pour couper un arbre mort qui menace le chalet numéro 2.  Bien qu’il devra être détruit, ce n’est pas une raison pour laisser faire cela par d’autre que nous, nature comprise.
 
Nous discuterons ensuite de notre planning et de matériaux de construction.  Je m’intéresse présentement au produit goodfellow smart.
 
J’ai téléchargé les photos prises au mois de janvier dernier. Ca donne une excellente idée de l’endroit.
 
 
 
 

L’architecte au boulot!

Samedi 11 mars – la grenouillère de Valérie
 
Branle-bas de combat, on arrive au bois avec Hugues pour une journée de corvée.  Luc abats 2-3 arbres morts. Marie-Êve et Valérie testent à nouveau le débit du puits ainsi que la longueur du tuyau de la pompe.  On brûle les arbres morts et les tas de bûches, troncs laissés à l’automne. Nous dînons d’une soupe minestrone que Valérie, au matin, a laissée sur le poêle à bois de la cabane à sucre de Luc.  On doit utiliser, Ti-Jean (John Deere), le tracteur, pour jeter les troncs les plus lourds au brazier. Le feu sera actif jusqu’à tard le soir. Un souper composé de poitrines de poulets panées farcies au pesto, de pommes de terre citronnées aux olives et du bon vin de Luc attend les travailleurs épuisés. C’est comme ça qu’on s’assure qu’ils seront partant pour une seconde journée de corvée la semaine prochaine!

Mardi 14 mars – La souffleuse (il vente sur le terrain)
 
J’ai pondu une première version de notre planning.  Il est fait sur Exel et pas sur MS Project. Raison principale : les gens normaux n’ont pas Project sur leurs machines.  Le planning a présentement 60 éléments avec différents niveaux de dépendances.  Les plus importants constituent des étapes de notre projet.  Les prochaines étapes sont de régler l’acte de vente du terrain, de vendre et déménager du condo (on dispose d’une demeure de remplacement) et d’obtenir le permis de construction de la maison
 
Nous présentons notre plan de maison à Guy Paradis, l’oncle architecte de Valérie.  Celui-ci nous rendra des plans officiels dans deux ou trois semaines. Ces plans sont nécessaires à l’obtention d’un permis de construction à la ville de Varennes.
 
Il aime bien notre forme de maison, la voit en bois, avec un toit de tôle. Le seul que ça n’enchante pas, c’est Luc pour qui l’aluminium est un incontournable. On nous suggère d’éviter les briques de béton, poreuses qui arborent des coulisses avec le temps.
 
Je lui parle de mes intérêts pour les planchers de bambou et de liège.  Ils nous recommande de prendre un plancher de bambou de haute qualité sans quoi il ne vaudrait pas un bon plancher de bois franc.  Le liège bosse s’il reçoit de l’eau, comme le marmoléum ce qui les rendent de forts mauvais matériaux de sol.
 
Mercredi 15 mars – derrière chez nous il y a un étang
 
Nous avons validé que :
Le vinyle n’est pas un bon choix de revêtement extérieur pour notre demeure car il supporterait mal les vents qui soufflent sur le terrain.
 
Les coûts actuels de revêtement d’extérieur en aluminium sont entre 3$ et 3.5$ pica matériel et pose inclus.  La brique, en retour, coûte environ 4.50$ pica et sa pose autours de 8$ pica. La brique nous coûterait donc 4 fois plus cher que l’aluminium.  Pas de détail pour le bois.
 
Luc a porté les analyses d’eau de puits au laboratoire SM pour fin de test.  Leur réponse sera un autre élément requis pour l’obtention de notre permis de construction.
 
Les téléphones cellulaires sont commandés. J’ai opté pour un forfait famille Rogers, 100 minutes par mois, temps illimité de soir ou de week-end, avec des appareils Samsung P-207. http://mobile.softpedia.com/phones/Samsung/Samsung-P207.shtml. Après plusieurs recherches, ils me semblent les appareils les mieux cotés disponibles pour le forfait famille.
Nous couperons, ce week-end, un arbre mort qui menace le chalet 2 (celui sur lequel la maison sera construite). Nous en profiterons aussi pour ramasser quelques trucs qui traînent sur le terrain.
 
J’ai commencé à inspecter les lot de tuiles à rabais disponible sur le site web du distributeur ceratec.

Jean-François

Financement obtenu!

Mercredi 8 mars 2006 – Le lac à Baptiste (nom de l’étang creusé par Baptiste Geoffrion)
 
J’ai eu un rendez-vous très fructueux avec la banque ce matin. La marge de crédit, l’hypothèque et les modalités de financement sont sommes toutes réglées.
 
Après m’être renseigné auprès de mon copain Hugues, il semblerait que le modèle Sony CyberShot DSC-T7 serait le meilleur de sa gamme pour prendre les photos de notre entreprise.
 
Mes années de résistance aux ondes cellulaires sont révolus.  Il sera impératif d’être pluggué à une ligne téléphonique en permanance.  Après m’être renseigné auprès de Joce, Amit et Florian, il semblerait que :

  • Roger AT&T offrire les meilleurs appareils, services et forfaits dans la région métropolitaine de Montréal. 
  • Que c’est le meilleur signal au rang des sucreries.
  • Que c’est la compagnie qui offre les meilleurs services au états-unis (ça m’est pratique pour mes voyages d’affaire)

Veuillez ne pas considérer les 2 derniers paragraphes ou le fait que je suis analyste programmeur et que je devrais au moins connaître les différents gadgets de mon temps.
 
Nous avons eu une de ces discussions qui fait mal ce soir.  Une de celle ou le projet est difficile.  Luc est empressé avec les travaux, le terrain ne nous appartient pas encore, les vendeurs sont réticents à nous laisser exécuter nos travaux sur le terrain.  Cette urge vient du fait que le terrain sera gorgé des eaux printanières dans les semaines qui suivent et qu’il serait nécessaire de réaliser l’expertise géologique immédiatement.  Nos questionnements sont irritants, nous manquons de patience. Notre fatigue n’a certainement pas aidé, il se peut qu’il fût préférable d’aller se coucher.
 
Enfin, en résumé:
 
Ça nous prend une planification de projet, un calendrier
Luc pompera le puits du chalet 2 afin de le stériliser
Pendant ce temps, avec quelques aides, nous tenterons de faire un nettoyage des branches sur le terrain, peut être les brûler.
Par la suite si on peut obtenir la permission de creuser des trous à la pépine pour tester la géologie du sol et même creuser un fossé pour vider le lac, on pourrait gagner du temps sur le printemps.

blog maison

L’idée de ce journal de bord m’est venue de la suggestion de Jean-François de Max-T qui voulait un blog histoire de suivre nos aventures.

Je préfère le journal de bord pour sa facilité à l’éditer dans toute sa temporalité; il est de ces détails importants que l’on oublie lorsque l’on relate les faits et qui nous apparaissent tout simplement après quelques temps.

J’ai plutôt envie d’un bel ouvrage illustré qui raconte la plus grosse entreprise de notre vie traînant négligemment sur la table du salon. C’est aussi mon désir de singer les albums de photos, la correspondance bien particulière de la famille Yelle.

Je crois bien publier régulièrement des portions du journal sur mon espace messenger pour ceux que ça intéresse.

Pour ma part, mon désir d’une maison de campagne me revient à chaque fois que la ville m’oppresse avec son béton et sa promiscuité, à chaque fois que je passe du temps dans la nature. Valérie ne me croyait pas muni de tels désirs et a parfois pensé que j’avais envie de la campagne par réflexion de mon amoureuse chérie.

Mes excès m’aurait amené à m’expatrier dans la Charlevoix, ou encore à Kamouraska. La réalité en aura voulu autrement. Notre projet raisonnable et sensé est plutôt de quitter la ville et de rejoindre la campagne à un endroit impossible à trouver.

Cet endroit se devait d’être :

À moins d’une demi-heure de transport de nos emplois

À proximité de la famille Bourdua (sont tissés serrés eux-autres)

À relative proximité de la famille Yelle (on est tissé un peu moins serrés)

situé en véritable campagne

aménageable en atelier de poterie

l’endroit où nous fonderons famille.

D’un prix abordable à nos finances

Lundi 6 mars 2006

Luc, accompagné d’Hugues Durocher, ont commencé la coupe des arbres encombrant la bordure du terrain de monsieur Larammé. Cet espace est nécessaire pour permettre le passage de la pépine qui nous sauvera de l’état d’inondation chronique qui prévaut sur le terrain. On paie Hugues de deux ou trois cordes de bois qui seront séchées sur nos terrains, celui-ci manquant d’espace. On en donne une autre à monsieur Larammé. Le reste revient à Luc (et peut-être à nous si nous sommes assez gentils).

Le conseil municipal a accepté notre demande de dérogation mineure à sa réunion. Pas de trace des Geoffrions. Notre projet est donc désormais officiel.

Je devais rencontrer madame Louise Boisvert de la caisse Immaculée Conception. Malheureusement, le rendez-vous a mal été pris en note et je me suis déplacé pour rien. Valérie est outrée. On verra bien mercredi si son aide peut nous être utile.

Hugues Landry nous a assuré sa présence le week-end prochain qu’à condition de prendre l’air tout le week-end, revenir en sentant la boucane et de boire de la bonne bière le soir.

Jean-François

Mardi 7 mars 2006 – Les Condamnés aux bonheurs

A tous les jours à partir d’aujourd’hui, nous listerons une idée de nom pour notre futur domaine.

Après avoir pris quelques photos de notre condo, j’ai mis en page une première version de notre annonce de vente. Je l’ai d’ailleurs placardée au babillard de la cafétéria d’Autodesk. elle est aussi disponible à cette adresse.

Luc a rencontré le notaire Gélinas ce matin à 9h30.

Nous avons reçu des nouvelles de la compagnie d’équipement Normand. Ils nous suggèrent 2 concessionnaires qui disposent d’un inventaire de leurs modèles N86 280 et N86 260.

Luc, accompagnés de Hugues Durocher et de Mathieu sont retourné bûcher la bordure du terrain de monsieur Larammée. Mathieu a sauvé le chantier en assistant Hugues pendant que Luc s’occupait du puisatier qui est passé aujourd’hui. La coupe d’arbres est terminée. On a sauvé un joli chêne, paraît-il. Faudra dire merci à Hugues…

Le puisatier a déterminé que le puits près du chalet 2 est bon. Nous devrons le pomper, vider 6 gallons d’eau de Javel afin de le stériliser et le pomper à nouveau par la suite. Il sera possible de faire tester la qualité de l’eau après ces procédures, ce qui nous rapprochera de l’obtention de notre permis de construction.

Il est sensé faire très doux ce week-end. On s’attend à ce qu’il s’agisse de la période des sucres. Malgré Luc qui nous assure qu’il y aura du travail pour tous, nous croyons que nous devrons décommander nos aides pour le week-end. C’est que nous ne voulons pas brûler nos atouts!

Jean-François